Libération / DSK invité d’un débat au Parlement européen

AFP / Libération 27/01/12

Dominique Strauss-Kahn débattra des leçons de la crise économique mondiale avec le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker le 27 mars prochain.

L’ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn débattra le 27 mars des «leçons de la crise économique mondiale» au Parlement européen avec le président de l’Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs. «Le débat est prévu au Parlement européen pour le 27 mars, entre 10 heures et 12 heures», a indiqué le secrétariat du groupe EU40, qui regroupe les eurodéputés de moins de quarante ans, à l’origine de l’invitation.

Après l’abandon des charges pénales pour agression sexuelle d’une femme de chambre au Sofitel de New-York, une affaire qui lui a coûté son poste au FMI et ses ambitions présidentielles en France, Dominique Strauss-Kahn a effectué son retour sur la scène publique à l’occasion d’un forum économique dans la capitale chinoise, mi-décembre.

A cette occasion, il avait comparé la zone euro à un «radeau sur le point de sombrer», s’attirant des critiques en France notamment du parti présidentiel français UMP. Il est également invité début mars à l’université de Cambridge pour une conférence sur l’état de l’économie mondiale.

La conférence prévue au Parlement européen s’intitule : «Leçons de la crise économique mondiale, l’Europe à la croisée des chemins» et doit aborder «les effets possibles de la crise de la dette actuelle sur les générations à venir», selon le site internet du groupe EU40.

AFP / DCRI : le PS dénonce les “barbouzeries”

AFP 26/01/12

Les députés socialistes ont violemment attaqué aujourd’hui le gouvernement sur la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), craignant de possibles “barbouzeries” durant la campagne présidentielle après la parution récente d’un livre sur les services secrets. “L’espion du président” (éditions Robert Laffont) dresse un portrait au vitriol du chef de la DCRI Bernard Squarcini, qui aurait “dévoyé” les services français au profit de Nicolas Sarkozy selon les auteurs.

Lors des questions au gouvernement, le député PS Jean-Jacques Urvoas (Finistère) a décrit l’ouvrage sous les huées de la droite: “Coups tordus, manipulations, mauvaises fréquentations, écoutes de journalistes, effractions de domiciles: il semblerait donc qu’au sein de la DCRI, on ait les pires barbouzeries (…) alliées à l’impunité du secret-défense.”

Le socialiste a demandé s’il existait “au sein de la DCRI un groupe des opérations spéciales” occulte, et si “des équipes de la DCRI” organisaient “des écoutes téléphoniques” et “des interceptions d’emails en-dehors de tout cadre légal”.

La socialiste Delphine Batho a ensuite rappelé que Bernard Squarcini est déjà mis en examen dans l’affaire d’espionnage de journalistes du Monde travaillant sur l’affaire Bettencourt, dossier tentaculaire comportant un volet de financement politique occulte présumé. Cette porte-parole du candidat François Hollande a demandé “la garantie absolue que les pratiques décrites” dans l’ouvrage “n’ont pas cours dans l’actuelle campagne présidentielle”.

“la volonté de diffamer et de salir”

Le ministre des Collectivités Philippe Richert a dénoncé “une remise en cause intolérable de la loyauté républicaine d’une institution et des fonctionnaires exemplaires qui y travaillent”, y voyant “la volonté de diffamer et de salir”. Il a rappelé en référence à la présidence de François Mitterrand, “le temps où certains membres d’un parti ont utilisé les moyens de l’Etat pour mettre sur écoute des centaines de personnalités publiques”.

Le patron de la DCRI a annoncé son intention de poursuivre en diffamation les auteurs ainsi que le site Mediapart, qui a publié un article sur l’ouvrage. Mediapart, surveillé en 2010 par la DCRI selon le livre, a porté plainte.

JDD / “Les idées de DSK sont plus que jamais d’actualité” Antonio Duarte

www.leJDD.fr Arnaud Focraud – leJDD.fr vendredi 06 janvier 2012

Le Club DSK se diversifie. Après avoir soutenu la candidature de Dominique Strauss-Kahn en vue de l’élection présidentielle 2012, il va désormais lancer un think-tank (ou “cercle de réflexion”) pour promouvoir les idées de la social-démocratie que défendait son ancien champion. Appelé “les Démocrates”, ce think-tank entend peser sur le débat politique dès la fin de la présidentielle. Le fondateur du Club DSK, Antonio Duarte, s’en explique au JDD.fr.

Pourquoi lancer un think-tank?
Le paysage politique social-démocrate en France est assez éclaté, contrairement aux autres pays européens. Il y a des sociaux-démocrates à Europe Ecologie – Les Verts, au Parti socialiste, au Modem et même au Nouveau centre… Ils doivent se réunir autour de ce think-tank, qui fera des propositions destinées à être mises en œuvre dès le lendemain de l’élection présidentielle.

Aujourd’hui, les idées sociale-démocrates ne peuvent plus être défendues aux seins des partis traditionnels?
Notre projet est dans le prolongement de l’action que nous avons eu au sein du Club DSK, puisque 90% de ses membres n’adhéraient à aucun parti. Les formations politiques sont des structures très dogmatiques, verrouillées par des apparatchiks, et ne permettent pas le débat d’idées. Il faut créer une confédération de partis politiques.

Serait-ce un gouvernement d’union nationale?
Non, ce n’est pas la même chose. La situation n’impose pas un gouvernement d’union nationale, où il n’y aurait pas de ligne claire qui se dégagerait. Il faut au contraire engager des réformes difficiles, car la situation de la France laissée par Nicolas Sarkozy sera probablement plus difficile que ce qu’on croit. C’est ce qu’avait fait Gerhard Schröder en Allemagne. Aujourd’hui, on voit les fruits de ces réformes. Lorsque Dominique Strauss-Kahn était ministre des Finances en France, la croissance était trois fois supérieure à celle de l’Allemagne. Avec Nicolas Sarkozy, elle est deux fois inférieure à la croissance allemande.

«Il n’est pas du tout certain de soutenir un candidat à la présidentielle»Allez-vous continuer à porter les idées de Strauss-Kahn pendant cette campagne?
Il y a encore un quart des Français qui se reconnaît dans ses idées, que ce soit d’équité fiscale ou de justice sociale. Aujourd’hui, la gauche n’est pas encore complètement réformiste. Les idées keynésiennes que Dominique Strauss-Kahn a réussi à mettre avec succès au FMI sont plus que jamais d’actualité.

Souhaitez-vous qu’il revienne dans l’arène politique dès 2012?
C’est une décision qu’il lui appartient.

Allez-vous soutenir un candidat à l’élection présidentielle?
Le think-tank n’a pas vocation à le faire. Pour le Club DSK, nous prendrons une position officielle avant la fin du mois de janvier.

Pourquoi ne pas soutenir dès à présent François Hollande?
On n’en est pas là aujourd’hui. Il n’est pas du tout certain de soutenir un candidat. Même si la logique voudrait qu’on défende François Hollande, qui semble le mieux placé pour incarner les idées sociale-démocrates lors de l’élection présidentielle. Il y a un début de clarification du programme socialiste sur ces idées, que nous saluons. Mais tous les arbitrages n’ont pas été faits et nous ne connaissons pas encore le projet présidentiel de François Hollande. Il est donc normal d’attendre avant de prendre une décision définitive.

Rejoignez le Think tank “Les Démocrates” pour défendre un projet social-démocrate

Comme l’AFP l’a annoncé ce matin, le Club DSK va lancer au printemps un Think Tank 100% Social-Démocrate au-delà des clivages politiques et partisans habituels afin de contribuer a rénover le paysage politique français autour des sociaux démocrates afin d’engager les réformes courageuses nécessaires en France et en Europe.

A l’image de l’évolution politique en Allemagne avec Gerhard Schroëder, en Angleterre avec Tony Blair ou aux Etats Unis avec Barack Obama, Les Démocrates veulent contribuer a rénover le débat d’idées.

Vous souhaitez participer aux Démocrates, envoyez un mail avec vos domaines de comptétence ou d’expertise a : contact@clubdsk.fr

AFP / Le Club DSK va lancer un think tank “Les Démocrates” après la présidentielle

AFP  05/01/2012

Le Club DSK annonce aujourd’hui qu’il allait lancer un cercle de réflexion pour promouvoir les idées sociales démocrates, après la présidentielle, lors de laquelle il devrait soutenir “le mieux placé pour défendre ces idées-là”, à savoir François Hollande.

“On va créer un think tank dédié aux idées sociales démocrates, après la présidentielle. Il s’appellera ‘les Démocrates’”, a déclaré Antonio Duarte , président du Club DSK, lors d’une conférence de presse. “François Hollande est à l’évidence le mieux placé pour défendre ces idées sociales-démocrates”, a estimé Antonio Duarte, un ancien du MoDem qui est passé au PS.

Le Club DSK, qui revendique 2000 adhérents, 8000 sympathisants et une dizaines d’antennes, devrait se prononcer très prochainement, sur le soutien à apporter à un candidat. “On veut peser sur le débat, il faut que François Hollande poursuive sa démarche d’ouverture. On défend toujours l’idée d’une coalition sociale, démocrate et écologiste”, a-t-il poursuivi, voyant bien figurer dans cette large alliance le MoDem, le Nouveau Centre, le PS, EELV et le PRG.

“Nous voulons contribuer à recomposer le paysage politique français encore assez archaïque en ce qui concerne ces idées”, a ajouté l’ancien responsable des questions écologiques de François Bayrou pendant sa campagne de 2007. Pour ces soutiens à Dominique Strauss-Kahn, l’ancien présidentiable déchu “a droit à une seconde chance. Il est en train de se reconstruire, il a déjà fait son retour sur la scène internationale à Pékin, on est sur le point de clore l’épisode personnel” de ses démêlés avec la justice et “il commence à être de nouveau audible”. “Le moment venu, DSK se prononcera sur quel rôle il veut jouer sur la scène politique européenne et internationale”, a assuré M. Duarte.